Le dernier Matisse

Didier Schulmann et Raphaël Denis, « Œuvres de Matisse spoliées par les nazis »

Dans le cadre de l’exposition « Matisse, 1941-1954 » qui met en lumière le dernier Matisse au Grand Palais, ce colloque revient sur le tournant majeur que constitue cette ultime période de création, décisive pour la carrière et la réception d’un artiste dont la postérité se prolonge jusqu’à aujourd’hui. 

 

En janvier 1941, Henri Matisse entre dans une « seconde vie » après avoir échappé de peu à la mort. Il renouvelle sa pratique en développant la technique des gouaches découpées qui lui permet d’exprimer pleinement la dimension décorative et architecturale de son art. Pendant treize années très prolifiques, il trouve une forme d’accomplissement dans la réalisation d’œuvres monumentales – chapelle de Vence, vitraux, tapisseries, tentures – qui le consacrent comme figure majeure de l’histoire de l’art occidental au 20e siècle.
Une attention particulière est portée au contexte – ses problèmes de santé, la Seconde Guerre mondiale et ses conséquences sur le marché de l’art, l’entrée de ses œuvres dans les collections nationales – ainsi qu’à l’album Jazz, projet charnière abordé au prisme des liens de Matisse et de la musique mais aussi de son influence durable sur les travaux d’artistes qui le découvrirent dans les années 1950.

  
12. juin 2026