Présentation

Fruit d’une rencontre entre les curateurs Fermín Llamazares, Directeur du Consejo Leonora Carrington de Mexico et Laurent Doucet, poète et président de l’association « La Rose Impossible » qui sauva la maison d’André Breton à Saint-Cirq-Lapopie (Lot), avec Vincent Sator, Directeur de la galerie Sator, l’exposition présente un peu plus d’une centaine d’oeuvres inédites de Leonora Carrington. Cet hommage à l’artiste britannico-mexicaine est organisé dans le cadre de la célébration du centenaire du premier Manifeste du Surréalisme, autour de l’exposition « Surréalisme » du Centre Pompidou et en partenariat avec le Comité professionnel des Galeries d’Art et de l’Association-Atelier André Breton.

 

À travers une série d’installations et de pièces inédites, « Talismans d’un voyage sacré » de Leonora Carrington révèle le lien profond de l’artiste avec le spirituel, le magique et le cosmique, offrant au public une occasion unique d’entrer dans son univers intime. L’exposition explore le côté moins connu de Carrington, non seulement en tant qu’artiste visionnaire, mais également en tant que créatrice d’objets conçus comme des talismans protecteurs pour le voyage spirituel de la vie.

 

La visite vous invite à découvrir la complexité de son travail par des œuvres qui explorent cette face cachée et intime de l’artiste : voyages astraux à travers l’étoile de Sirius dans « L’Antre de l’Extra-terrestre», objets rituels et magiques dans « La Vitrine des Gardiens », œuvres singulières offrant une vue inédite sur son monde intérieur ou encore « Le Mur des Labyrinthes » et « Les Lieux du Minotaure », rappelant ses relations profondes avec l’univers de la mythologie. Quant au « Théâtre de Guignol de Tartaro », il rappelle la fascination de Carrington pour les chevaux et les marionnettes. « Les chevaux apparaissent à travers toutes les fenêtres de l’univers en apesanteur de Leonora Carrington », écrit ainsi Max Ernst qui fut son compagnon avant l’enfermement asilaire puis l’exil.

Née en 1917 en Angleterre, Leonora Carrington trouvera au Mexique le lieu idéal pour développer son art. Après avoir fui l’Europe dévastée par la Seconde Guerre mondiale, elle s’installe à Mexico, où elle rencontre des personnalités telles que Remedios Varo et Benjamin Péret, ainsi que le photographe hongrois Chiki Weisz qu’elle épousera plus tard. Au Mexique, Carrington accède enfin à une liberté créative qui lui permet de produire la partie la plus emblématique de son œuvre, toujours en contact avec les courants ésotériques et surréalistes qui la nourrissent.

 

« Talismans d’un voyage sacré » ne se concentre pas sur l’oeuvre de Leonora Carrington que l’on connaît, dont les pièces figurent dans les collections des musées les plus prestigieux du monde, mais célèbre « l’autre Leonora », celle qui a utilisé l’art comme outil « mystique de protection et dont de nombreuses créations sont restées dissimulées jusqu’à présent. »

 

L’héritage de Leonora Carrington et son lien avec l’ésotérisme résonnent avec une force renouvelée dans cet hommage, réaffirmant la pertinence du surréalisme au 21e siècle plus comme une manière de vivre qu’un courant artistique.

Œuvres