Jean-Claude Silbermann FR, 1935
Né en 1935 dans une famille bourgeoise, ayant échappé aux persécutions de l’Occupation, il rejoint le groupe surréaliste alors qu’il n’a pas encore 18 ans et participe à ses manifestations jusqu’à sa dissolution après la mort d’André Breton, en 1966. Aussi est-il couramment classé surréaliste. Mais, comme il l’écrit sur le mur d’un couloir, parmi d’autres maximes et observations : « La disparition du groupe surréaliste n’a en rien changé ce que je suis. Pour moi comme pour tous ceux qui s’y sont trouvés embarqués, être surréaliste, c’est être. » Et être, pour lui, c’est créer, c’est-à-dire ne pas savoir ce qui va se passer. Il était ainsi quand il a commencé à chercher, vers 1961. Il en est ainsi aujourd’hui.
Philippe Dagen, Le Monde, Avril 2023

